jeudi 29 septembre 2011

Les prostituées battent le pavé lyonnais pour dénoncer le harcèlement policier

Plus d’une centaine de prostituées ont manifesté jeudi après-midi entre Jean Macé et Préfecture pour protester contre les méthodes policières à leur encontre. Traquées par les arrêtés municipaux dans tous les quartiers où elles s’installent, les prostituées doivent subir en permanence l’enlèvement de leurs camionnettes par la fourrière et des PV à répétition.  Ce zèle des forces de l’ordre, accompagné de quolibets et de remarques déplacées, ne s’applique pas par contre aux agresseurs desdites dames qui  selon les témoignages agissent parfois sous les yeux de la police sans que celle-ci n’intervienne. Les prostituées déplorent enfin que leurs appels à la police en cas d’agression ne soient pas suivis d’effet.
Excédées par cette situation les travailleuses du sexe se sont mobilisées et ont défilé, encadrées par l’association Cabiria dont la présidente Florence Garcia a dénoncé « la répression policière très forte alors que la prostitution n’est pas interdite ».  Karen, la présidente du STRASS  a elle appelé à « arrêter le harcèlement » en précisant qu’elle et ses collègues n’étaient pas des « délinquants » et « s’attaquaient à un Etat dirigé par des politiciens à la moralité douteuse ».
La manifestation sous le soleil et les regards goguenards des passants de l’avenue Jean Jaurès a rejoint la préfecture où une délégation de quatre personnes a été reçue. A noter que les policiers qui l’escortaient ont été d’une correction exemplaire à l’égard de ces dames. Seul l’un d’eux se sentant menacé par un photographe s’est laissé aller à des menaces déplacées et agressives, offrant un bon exemple de ce que les prostituées peuvent subir par ailleurs.

lundi 26 septembre 2011

Voyage chez les hommes qui font pousser l'eau

Dans le Nord de l'Inde, le travail de Tarun Bharat Sangh a ramené la vie en remettant au goût du jour les systèmes traditionnel de collecte de l'eau. Cette réussite environnementale réalisée sans grands moyens pourrait inspirer d'autres régions.

« Avant, même quand il pleuvait fort, l’eau ne restait pas plus d’une heure. » Chotelal Mina désigne un vallon luxuriant au milieu duquel une nappe d’eau s’étire, puis s’élargit pour former un petit lac auprès duquel paissent des buffles. La température atteint les quarante-cinq degrés et l’air brûlant noie dans ses brumes la piste qui serpente vers la jungle de Sariska. Trouver de l’eau dans ces conditions, au cœur de la saison sèche, quand toute l’Inde tire la langue, relève du mirage. Mais ce miracle est rendu possible grâce au petit barrage érigé entre deux escarpements à l’endroit où le vallon se termine. En empêchant les pluies violentes de la mousson de se ruer dans la gorge, il a favorisé le stockage de l’eau qui a pu subsister en surface et s’infiltrer dans les sols tout au long de l’année.

Paysage des Monts Aravalis (coordonnées google earth :  27°14'47.64"N, 76°17'26.05"E)

 Ce genre de constructions, Tarun Bharat Sang en a érigé des milliers dans le district d’Alwar, une région semi-aride du Rajasthan à quelques deux cents kilomètres au sud de Delhi .

dimanche 25 septembre 2011

Les Tamouls fêtent la Nativité de la Vierge Marie à Fourvière

Catholiques bien sur, mais aussi hindous, les Tamouls  de Rhône-Alpes se sont retrouvés samedi à  Lyon pour commémorer la naissance de la  Vierge Marie. Cérémonie religieuse, cette fête est aussi vécue comme une occasion de garder le contact pour cette communauté de quelques deux cent famille sur la région. Le culte  bon enfant a retenu l'intérêt de nombreux visiteurs de la Basiliques, surement plus habitués aux ennuyantes messes solennelles qu'à ces grands mouvements de couleurs et de fleurs qui caractérisent les rituels Indiens.