samedi 20 novembre 2010

Mercier, le COL, le barreau et les hôpitaux

Au programme de la séance du conseil général du 19 novembre, une délibération pour avis sur le Schéma National d’Infrastructures et de Transports (SNIT) dans le département, a donné l’occasion aux conseillers de s’exprimer sur les projets autoroutiers en cours. Ou plutôt sur le dernier en date, celui de Michel Mercier lui-même.

Alors que personne parmi les élus ne semble croire qu’un contournement de Lyon, tel qu’étudié par les services de l’Etat, soit une option sensée, le président du conseil a développé l’idée d’un barreau entre l’A89 et l’A6. Cette liaison de 25 km se ferait du nord de Villefranche jusqu’à la barrière de péage des Olmes sur l’A89, à l’Est de Tarare. Deux avantages à cette liaison pour Mercier : « écarter de l’agglomération les trafics qui n’ont rien à y faire », et surtout, plus surprenant, faire « un lien direct entre les hôpitaux  de Villefranche et Tarare en cours de rapprochement. »

Ceux qui pensaient que Garde des sceaux est un job à temps plein se trompaient. La fonction laisse encore le loisir de présider une assemblée locale.

mercredi 17 novembre 2010

Olympique Lyonnais : Retour sur une crise de croissance

Remonté à la huitième place du classement de ligue 1 après sa victoire contre Nice (1-0) dimanche soir, l’Olympique Lyonnais se relance doucement dans la course au titre. Une situation due à la fois à la bonne série en cours des lyonnais, et à un championnat dans lequel aucun des cadors présumés n’arrive à tirer son épingle du jeu. Mais si Bordeaux, Marseille, Lille ou encore Paris naviguent dans les mêmes eaux, aucun de ces clubs n’a essuyé de tempête comparable à celle qui a soufflé sur le septuple champion de France.
Pour la première fois de sa période récente, l’OL a été durement secoué en interne. Cette crise - comme on appelle de tels événements dans le milieu - qui a fait dérailler la direction du club, est révélatrice de ses difficultés à acquérir une réelle stature européenne.

Un Roi sans couronne

Habitué à être champion de France, l’Olympique Lyonnais supporte de moins en moins de voir d’autres lui succéder. Et ce au moment où des dizaines de millions d’euros ont été investis pour donner du ronflant à l’équipe. Les cadres historiques partis les uns après les autres, ont laissé la place à des supposées stars qui peinent pour l’instant à justifier le montant de leurs transferts et émoluments. L’arrivée de Claude Puel, un vieux rêve d’Aulas, devait propulser le club dans une autre dimension. Ça a été le cas, mais pas dans le bon sens. Car en plus de deux saisons vierges, l’OL a également perdu son fond de jeu pour devenir une équipe inconstante et peu spectaculaire à voir jouer.
Le départ de Juninho est à cet égard symbolique. Sans son Brésilien, acteur de tous les titres, le club a perdu plus qu'un joueur. Souvent décisif, rarement blessé, populaire, il avait fini par incarner l'âme du club. Le brillant meneur de jeu a laissé un vide au milieu de terrain qui ni Pjanic ni encore Gourcuff n'ont réussi à combler.