jeudi 29 septembre 2011

Les prostituées battent le pavé lyonnais pour dénoncer le harcèlement policier

Plus d’une centaine de prostituées ont manifesté jeudi après-midi entre Jean Macé et Préfecture pour protester contre les méthodes policières à leur encontre. Traquées par les arrêtés municipaux dans tous les quartiers où elles s’installent, les prostituées doivent subir en permanence l’enlèvement de leurs camionnettes par la fourrière et des PV à répétition.  Ce zèle des forces de l’ordre, accompagné de quolibets et de remarques déplacées, ne s’applique pas par contre aux agresseurs desdites dames qui  selon les témoignages agissent parfois sous les yeux de la police sans que celle-ci n’intervienne. Les prostituées déplorent enfin que leurs appels à la police en cas d’agression ne soient pas suivis d’effet.
Excédées par cette situation les travailleuses du sexe se sont mobilisées et ont défilé, encadrées par l’association Cabiria dont la présidente Florence Garcia a dénoncé « la répression policière très forte alors que la prostitution n’est pas interdite ».  Karen, la présidente du STRASS  a elle appelé à « arrêter le harcèlement » en précisant qu’elle et ses collègues n’étaient pas des « délinquants » et « s’attaquaient à un Etat dirigé par des politiciens à la moralité douteuse ».
La manifestation sous le soleil et les regards goguenards des passants de l’avenue Jean Jaurès a rejoint la préfecture où une délégation de quatre personnes a été reçue. A noter que les policiers qui l’escortaient ont été d’une correction exemplaire à l’égard de ces dames. Seul l’un d’eux se sentant menacé par un photographe s’est laissé aller à des menaces déplacées et agressives, offrant un bon exemple de ce que les prostituées peuvent subir par ailleurs.







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