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| Fontaine des jacobins |
Depuis un peu plus d’une décennie, « le huit décembre » a troqué sa formule à l’ancienne pour la version fête des lumières. Avec deux changements notables : la fête dure plus longtemps -trois ou quatre soirée au lieu d’une - et les mises en lumière se font tous azimut, quand à l’époque il fallait se contenter des lampions aux fenêtres. Depuis ces derniers sont largement supplantés par les projecteurs, à tel point qu’ils passent inaperçus aux yeux des badauds. Le spectacle a gagné en variété et en intérêt visuel ce qu’il a perdu en authenticité.
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| Déjà beaucoup de monde dans les rues à l'ouverture de la fête mercredi 8 décembre |
Alors que le huit décembre était un événement informel, sans autre organisation que celle de l’ordre public, les Lyonnais s’en sont inconsciemment trouvés dépossédés à mesure que la municipalité prenait les choses en main. Si peu ou prou le principe de la fête reste le même, des centaines de milliers de badauds déambulant le nez en l’air un verre de vin chaud à la main, l’événement a perdu un peu de son piquant. Finis les lancers d’œufs et de seaux d’eau dans les ruelles de Saint Jean qui donnaient lieu à des cavalcades effrénées. De même on n’entend plus guère le son des djembés sur le parvis de la cathédrale. En lieu et place des dizaines de marchands de crêpes, kebabs et bricoles ont transformé la vieille ville en galerie commerciale à ciel ouvert. Amer constat mais juste retour des choses pour les commerçants qui avaient initié le mouvement. En décorant et ornant leurs boutiques pour la fête des lampions, ils avaient lancé les balades nocturnes des habitants venus les admirer. L’événement a pris de l’ampleur et il était devenu urgent d’exploiter le filon représenté par ces foules prêtes à mettre la main à la poche. Et en vingt ans, ce qui n’était qu’une fête locale a acquis une renommée internationale.
Aujourd’hui, tout le monde à Lyon semble satisfait de la tournure prise par les choses. Les Lyonnais ont toujours du plaisir à découvrir leur ville dans des ambiances lumineuses inédites tandis que les touristes sont nombreux à venir de toute l’Europe. Et puis le business n’empêche pas la convivialité. Ainsi Yacine et ses copains vendent à la sauvette chapeaux de père Noël et baguettes lumineuses. « Allez Madame, faites travailler les jeunes ! » lancent-ils à une visiteuse amusée. Si en plus les Lyonnais deviennent rigolos, la fête des lumières a de beaux jours devant elle.
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| Mission plus tranquille pour les forces de l'ordre qu'un mois auparavant |
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| Des vagues lumineuses se reflètent sur une Saône gonflée par la fonte des neiges |
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| Les abords de la place Bellecour en 2007. Avec une foule compacte prise dans la nasse, on avait évité de peu de sérieux problèmes. |
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Place de la République
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